Article Actualités publié le 28 novembre 2014

5 822 300 personnes inscrites à Pôle Emploi en octobre

Ce chiffre regroupe l’ensemble des 5 catégories de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi en France métropolitaine. Il augmente de 0,4 % en un mois et de 5,4 % en un an.

Au sein de ces 5 catégories, deux ensembles sont distingués : les personnes qui sont tenues d’effectuer des actes positifs de recherche d’emploi (les catégories A, B et C) et les personnes qui ne sont pas soumises à cette obligation (les catégories D et E). Les données détaillées par âge et par durée d’inscription ne concernent que les catégories A, B et C.

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Le chiffre le plus souvent repris dans les médias concerne les catégories A, c’est-à-dire les personnes qui n’exercent aucune activité : 3 460 900 personnes fin octobre, 28 400 de plus qu’en septembre et 179 900 personnes de plus qu’en octobre 2013.

Les catégories B et C regroupent des personnes qui exercent une activité réduite, soit un temps partiel, soit des petits boulots. 1 693 300 personnes sont dans cette situation fin octobre, 2 400 de moins en un mois, mais par contre 94 900 personnes de plus en un an.

Les demandeurs d’emploi inscrits dans la catégorie D sont sans emploi mais non tenus de chercher un travail pour cause d’indisponibilité immédiate. Il peut s’agir de personnes en arrêt maladie, en stage ou qui suivent une formation. Pôle Emploi dénombre 277 500 personnes dans cette situation fin octobre 2014, un chiffre relativement stable sur l’année.

Enfin, la catégorie E peut surprendre puisqu’elle regroupe des personnes en emploi et qui sont pourtant inscrites à Pôle Emploi. En fait il s’agit de bénéficiaires d’un contrat aidé, mesure temporaire de retour à l’emploi, ou de demandeurs d’emploi créateurs d’entreprise. Au total : 390 600 personnes fin octobre, elles étaient 394 600 fin septembre et 368 200 fin octobre 2013.

Quels enseignements en tirer ?

Tout d’abord, il est nécessaire de lire et considérer ces chiffres avec du recul. Les statistiques ne mesurent pas les différentes réalités humaines qui se cachent derrière ces chiffres, comme l’explique très justement Alexandra Roulet, économiste à Harvard dans une tribune parue dans le Monde le 27 novembre.

De plus, ces données mensuelles constituent une mesure de la réalité du chômage en France mais qui n’est pas exhaustive. En effet, elles ne prennent pas en compte les personnes sans emploi non inscrites à Pôle Emploi, soit parce qu’elles ont été radiées des listes, soit parce qu’elles n’ont pas fait la démarche.

C’est pourquoi, la question se pose de l’intérêt de poursuivre cette publication mensuelle, comme l’indiquait Bruce de Galzain sur France Inter hier matin. D’autant que l’Insee publie ses propres données par trimestre. Ainsi début décembre, l’Insee indiquera le taux de chômage pour le 3e trimestre 2014 (juillet, août, septembre). Ce calendrier complexe ne facilite pas la compréhension de la réalité du chômage en France.

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