Article Actualités publié le 31 mai 2017

Chômage : données Pôle emploi d’avril 2017

Augmentation ou baisse ? Difficile de s’y retrouver entre les 5 catégories de demandeurs d’emploi recensées par Pôle Emploi et les effets de yo-yo d’un mois sur l’autre. 6 255 900 personnes étaient inscrites auprès de Pôle Emploi en avril 2017, recoupant des réalités très diverses.

Le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi (catégories A, B et C) augmente de 0,6 % sur 1 mois, de 0,9 % sur 3 mois et de 2,3 % sur 1 an. L’augmentation concerne les catégories B et C, c’est-à-dire les demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite. Il peut s’agir de personnes qui ont travaillé quelques heures dans le mois (petit boulot) ou qui exercent une activité partielle non choisie. Fin avril, ils étaient 2 063 200 à pointer dans ces catégories B et C, soit 67 500 de plus qu’en février 2017 (augmentation de 3,38 %). A contrario, la catégorie A connait une baisse de 1 % par rapport au mois précédent : 3 471 800 demandeurs d’emploi inscrits dans cette catégorie, soit 36 300 de moins en 1 mois.

Ainsi au total, Pôle Emploi comptabilise 5 535 000 demandeurs d’emploi tenus de recherche un emploi fin avril 2017 : un chiffre en augmentation sur 1 mois (+ 0,6 %), sur 3 mois (+ 2,5 %) et sur 1 an (+ 2,3 %).

Les catégories D et E sont toutes les deux en diminution :

  • -2,6 % pour la catégorie D (demandeurs d’emploi en formation, en congé maladie ou maternité, en Contrat de Sécurisation Professionnelle et donc non tenus de chercher un emploi). Cette diminution se retrouve dans le nombre de sorties de catégories A, B, C pour raison d’entrée en stage (qui signifie entrée en formation) : – 26,5 % sur 3 mois.
  • – 0,2 % pour la catégorie E qui regroupe les bénéficiaires de contrats aidés ou les demandeurs d’emploi en création d’entreprise.

Les données les plus commentées concernent les catégories A, B et C, considérées par la majorité des médias comme illustrant le mieux la réalité du chômage. Fin mars, la situation était inversée : augmentation de la catégorie A (+1,3 %) et diminution des catégories B et C (- 2,68 %).

Ces variations mensuelles poussent effectivement à prendre du recul et à considérer les évolutions sur l’année en regardant également les données calculées par l’Insee sur la base des normes du BIT (Bureau International du Travail). 

La carte ci-dessus se base sur les évolutions mensuelles des catégories A, B et C par Région, seule la Corse se distingue, ce mois-ci, de la situation nationale. 

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