Article Actualités publié le 29 avril 2014

Les chiffres du chômage du mois de mars 2014

Les derniers chiffres publiés par Pôle Emploi font état d’une nouvelle augmentation des inscriptions, avec des nuances selon les catégories et les âges des demandeurs d’emploi.

La catégorie A, c’est-à-dire les demandeurs d’emploi sans aucune activité, se stabilise par rapport au mois de février pour atteindre 3 349 300 personnes en France métropolitaine. Les demandeurs d’emploi  exerçant une activité réduite (catégories B et C) augmentent. Ils sont 10 100 de plus par rapport au mois précédent. Ainsi, le nombre de demandeurs d’emploi tenus d’effectuer des actes positifs de recherche d’emploi  s’établit à 4 949 500 au mois de mars, soit une augmentation de 0,2 % en un mois et de 4,5 % en un an.

Chiffres-chomage-mars-2014-actus-29042014

Rappelons que les deux autres catégories regroupent des personnes non  tenues de réaliser des actes positifs de recherche d’emploi mais néanmoins inscrites à Pôle Emploi. Le total de tous ces inscrits s’élève à 5 621 700 personnes, soit une augmentation de 5,2 % en un an.

Le nombre total des personnes inscrites à Pôle Emploi a augmenté de 5,2 % en un an.

Ces résultats restent contrastés en fonction de l’âge. La situation des jeunes de moins de 25 ans semble s’améliorer : -1,7 % sur un an. Impact des emplois d’avenir ? Retours en formation ? La publication de Pôle Emploi ne précise pas les motifs de sortie par classe d’âge, les données restent globales. Néanmoins, elles livrent les indications suivantes : 19,5 % des sorties en mars 2014 correspondent à une reprise d’emploi déclarée, 8,3 % à une entrée en stage, 7 % à un arrêt de recherche (maternité, maladie, retraite), 43,8 % à un défaut d’actualisation entraînant la fin de l’inscription, 10,7 % à des radiations administratives et 10,8 % à d’autres motifs non spécifiés.

Du côté des seniors, la tendance s’aggrave avec une augmentation de 11,2 % des demandeurs d’emploi sur un an et un allongement de la durée d’inscription au chômage. Cette durée moyenne s’établit à 160 jours pour les moins de 25 ans et à 462 jours pour les 50 ans et plus. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an dépasse 2 M, un chiffre en augmentation de 10,6 % sur un an.

Le renforcement des contrats aidés

Suite à la publication de ces chiffres, les réactions des personnalités politiques se sont succédées sans grande surprise. Quoi qu’il en soit, la situation reste inquiétante et suppose une réflexion de fond sur l’efficacité de nos politiques publiques de l’emploi qui depuis une trentaine d’années font régulièrement appel à l’outil des emplois aidés. Ces contrats subventionnés par l’Etat ont vocation à faciliter l’insertion professionnelle d’un public particulièrement en difficulté, les jeunes par exemple avec les emplois d’avenir ou les seniors avec le contrat de génération. La réponse apportée lundi par le Président de la République s’inscrit dans cette tradition : amélioration du contrat de génération et ouverture du contrat d’apprentissage aux chômeurs inscrits depuis plus d’un an.

Des questions en suspens

Quelles réponses sont-elles apportées pour :

  • faire face aux difficultés de recrutement rencontrées par certains secteurs en tension ?
  • faire tomber les freins au développement de l’apprentissage, que ce soit au sein de l’Education nationale ou dans les familles ?
  • permettre une plus grande adéquation entre le contenu des formations délivrées et les besoins des entreprises ?

A l’occasion de la semaine de l’industrie, la Fabrique de l’industrie a proposé une vidéo ludique résumant les différents enjeux pour ce secteur d’activité directement concerné par ces problématiques de recrutement. Ces sujets doivent également être considérés pour améliorer les outils et dispositifs mis en œuvre dans le cadre de la politique publique de l’emploi.

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