Article Actualités publié le 7 mars 2014

Economies dans les dépenses publiques : il est urgent de décider et d’expliquer

Depuis le mois de janvier, pas une semaine sans un article ou une information sur la baisse des dépenses publiques et les pistes d’économie à réaliser…

En effet, depuis que le Président de la République a annoncé « 50 Mds € d’économies d’ici 2017 » et a mis en place le Comité stratégique de la dépense publique, nous sommes dans l’attente de précisions.

Calendrier électoral oblige, avec les élections municipales fin mars, le Gouvernement a repoussé la date des décisions à mi-avril. En attendant, la Commission européenne a placé la France sous surveillance renforcée le 5 mars en raison des déséquilibres dans l’économie du pays… Il est donc urgent d’agir !

Agir où et comment ? Forcément il y aura des mécontents, car qui dit économies dans les dépenses publiques, dit efforts. Les mécontents seront d’autant plus nombreux sans un réel travail d’information et de sensibilisation préalable. Pourquoi ce temps de réflexion et de négociation, n’est-il pas utilisé par les pouvoirs publics pour mener une grande campagne d’information sur les dépenses publiques : qui sont les acteurs publics concernés, quelles sont les méthodes d’évaluation existantes, quelles sont les exigences européennes qui nous contraignent ?

« Est-ce qu’on vit mieux avec 57 % de produit intérieur brut de dépenses publiques, alors que c’était 52 % il y a 5 ans ? », François Hollande

Il ne s’agit pas de faire des coupes injustes dans tel ou tel budget public, mais bien de mesurer là où la dépense publique est la plus efficace et la plus efficiente. Car, comme le constatait très justement François Hollande en novembre 2012 : « Est-ce qu’on vit mieux avec 57 % de produit intérieur brut de dépenses publiques, alors que c’était 52 % il y a 5 ans ? ».

Economies-depenses-publiques-ACtus-07032014

Pour alimenter sa réflexion, le Gouvernement dispose de nombreuses contributions, tant d’organismes publics (Cour des Comptes, Inspection Générale des Finances, Inspection Générale des Affaires Sociales, Comité interministériel à la modernisation de l’action publique…), que de structures privées (Institut Montaigne, IFRAP, agences de notation …).

Tout le monde s’accorde à dire que l’effort doit être partagé par l’ensemble des acteurs publics : Etat, établissements publics, collectivités territoriales et administrations de la Sécurité Sociale. Cela signifie que l’usager doit participer à cet effort collectif : accepter telle ou telle réduction de dépense ou suppression de structure. Or, comme le montre le baromètre de l’économie BVA –BFM – Challenges du 6 février 2014, les Français sont partagés entre leurs attentes en termes d’allègement de la fiscalité et la réduction des dépenses publiques. Ils sont 48 % à être rassurés par la réduction des dépenses et 50 % à être inquiets. Cette incertitude se retrouve dans l’enquête de l’IFOP pour Acteurs publics et Ernst&Young : 31 % estiment que ces économies sont trop importantes et vont gêner le retour de la croissance, 32 % pensent que cet objectif est le bon et 37 % trouvent que ce n’est pas suffisant.

Il est donc important et urgent de donner aux Français des repères et informations pour comprendre les différents enjeux derrière ces batailles de chiffre.

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