Article Actualités publié le 24 octobre 2014

Le soutien aux jeunes entrepreneurs

Le 15 septembre dernier, le statut d’étudiant-entrepreneur est entré en vigueur. Ce dispositif vient compléter de nombreuses initiatives visant à accompagner les jeunes entrepreneurs.

De nombreux jeunes se lancent dans l’aventure de l’entrepreneuriat, seuls ou à plusieurs. Afin de favoriser le développement de projets d’entreprise par des étudiants, 29 Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (PEPITE) ont été créés. Ces PEPITE, répartis sur l’ensemble du territoire, facilitent le travail en réseau entre établissements d’enseignement supérieur, acteurs économiques et associatifs.

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Ils s’appuient sur des dispositifs déjà existants, tant au sein des établissements de formation (par exemple Campus création à Lyon) que des structures accompagnant les jeunes entrepreneurs (par exemple le Moovje, le dispositif Créa Jeunes de l’ADIE).

Un statut d’étudiant-entrepreneur

Ce statut est délivré par l’un des 29 PEPITE aux étudiants qui en font la demande, au regard des qualités et de la réalité du projet d’entreprise présenté. Il s’adresse à des jeunes de moins de 28 ans qui ont au moins le niveau Bac (ou équivalent). Les étudiants, dont la candidature est acceptée, intègrent  un programme qui leur ouvre différentes possibilités :

  • Suivi du projet par un enseignant et accès à un réseau de partenaires dans le domaine de l’accompagnement entrepreneurial
  • Accès à un espace de co-working
  • Possibilité de suivre le diplôme étudiant-entrepreneur délivré par l’un des établissements du PEPITE
  • En cas de stage obligatoire dans le cursus, possibilité de l’effectuer au sein de son projet d’entreprise

Les jeunes diplômés de moins de 28 ans peuvent également candidater. Ils bénéficient ainsi du statut étudiant, et notamment de la sécurité sociale étudiante, pendant cette période de création d’entreprise. Ils ont par ailleurs accès aux services délivrés par le PEPITE aux étudiants.

Ce dispositif vise à garantir une certaine sécurité aux jeunes qui se lancent, en leur offrant un cadre pour monter leur projet. Ils intègrent ainsi une structure en lien avec les réseaux de financement et d’accompagnement, ce qui facilite les prises de contact. Selon Dominique Restino, Président du Moovje et de l’APCE (Agence nationale pour la création d’entreprise), les étudiants bénéficiant de ce statut seront plus crédibles auprès des banques. Or, l’accès au financement reste la plus grande difficulté, comme l’illustre l’étude publiée fin août par le cabinet Ernst&Young sur les 10 bonnes pratiques pour soutenir les jeunes entrepreneurs. 73 % des jeunes interrogés dans le cadre de cette étude soulignent la difficulté d’accès au financement.

Ce statut est ouvert à tout type de projet entrepreneurial : qu’il soit individuel ou collectif, innovant ou non, à finalité économique ou sociale, de création ou de reprise d’activité.

A l’heure où le taux de chômage des jeunes de moins de 26 ans atteint les 22,8 %, il est important de soutenir les différentes démarches facilitant leur insertion professionnelle. Développer un projet d’entreprise constitue une expérience qui sera toujours valorisable, quelle que soit l’issue du projet.

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