Article Actualités publié le 22 mai 2014

Un regard optimiste sur le travail et l’emploi

Hier se sont tenues à Paris les 2emes rencontres parlementaires sur le travail et l’emploi. Une matinée d’échanges et de débats sur le thème Emploi et marché du travail : et si on changeait tout ? Ces échanges étaient empreints d’un optimisme partagé, et ça fait du bien !

Les différents intervenants, parlementaires, chefs d’entreprises, experts, consultants, économistes, n’ont pas nié les difficultés connues de tous. Néanmoins, ils ont souhaité apporter des réponses, souligner des signes encourageants, mettre en avant des initiatives qui prouvent qu’il est possible d’avancer malgré un contexte économique et social difficile.

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De belles raisons d’espérer ont ainsi été évoquées. Gwennaëlle Costa Le Vaillant, directrice de la RSE chez CGI, a souligné le dynamisme de la filière numérique qui a le potentiel de rejoindre les filières d’excellence française et de créer de nombreux emplois qualifiés. Dominique Restino, président de MoovJee se réjouit que la France soit le champion européen du taux de natalité. Ce dynamisme démographique constitue une richesse qui doit être entretenue en aidant chaque jeune à construire son avenir. Jean-Luc Vergne, membre du Conseil d’orientation pour l’emploi, a donné des pistes pour s’attaquer aux 400 000 emplois non pourvus. Jean-René Boidron, président de Kameleoon, a rappelé qu’il y a 2,5 fois plus de création d’entreprises aujourd’hui qu’en 1999. Laurent Giraud, universitaire, a apporté un éclairage sur cette fameuse « génération Y » née entre 1982 et 1999 qui n’est pas si différente des autres générations. Il estime que les difficultés d’intégration professionnelle de cette génération ne reposent pas tant sur des problèmes de comportement que sur les mutations réelles de l’économie et du travail.

La coopération entre les différents acteurs d’un territoire au cœur du développement économique

Une idée forte a été reprise par la plupart des intervenants : la nécessité de renforcer le dialogue et la coopération entre les différents acteurs d’un même territoire, pour faire aboutir des projets porteurs de développement, de croissance et de création d’emplois. Selon Romain Slitine, professeur à Sciences-Po Paris et co-auteur de « L’économie qu’on aime ! Relocalisations, créations d’emploi, croissance : de nouvelles solutions face à la crise », 40 % du différentiel de croissance entre deux territoires, à compétences égales, repose sur la capacité de coopération des acteurs. Il a cité l’exemple de la ville de Romans qui, autour du groupe Archer, a mis en place des réunions mensuelles entre les différents acteurs du développement économique du territoire (dirigeants d’entreprise, Mairie, réseau de soutien aux entreprises) afin de co-construire des projets. Pierre Beretti, PDG du cabinet Altedia, a également souligné l’importance de créer des plates-formes d’échange et de concertation. C’est ainsi que les acteurs de la formation initiale et continue pourront anticiper les besoins des entreprises et proposer des formations adaptées et permettant une insertion professionnelle sur le territoire.

Les entrepreneurs, les élus locaux et les associations ont un rôle à jouer pour développer l’optimisme

Chaque semaine, les médias se font l’écho de nombreuses enquêtes et sondages d’opinion qui illustrent le pessimisme des Français. Les 16 et 17 mai, le Conseil économique, social et environnemental a organisé Le Printemps de l’optimisme, une belle initiative peu relayée dans les médias. A cette occasion, une enquête sur l’optimisme des Français a été réalisée par Opinion Way. Elle révèle que 53 %  des Français sont optimistes sur leur avenir personnel mais seulement 22 % sur l’avenir de la France. Les plus jeunes (18-24 ans) restent les plus optimistes : 66 % sur leur avenir personnel et 30 % sur l’avenir de la France. Ce résultat contrarie le discours ambiant sur la « génération sacrifiée ».  A la question « sur qui comptez-vous pour développer la confiance et l’optimisme en France », les entrepreneurs recueillent 59 % des réponses, les élus locaux 48 % et les associations 42 %.

Etre optimiste ne signifie pas pratiquer la politique de l’autruche face aux difficultés réelles et à la crise que traverse notre pays. Il s’agit de connaître nos forces et nos richesses pour mieux s’appuyer sur elles afin d’apporter des solutions et des raisons d’avoir confiance en l’avenir.

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