Article Actualités publié le 27 mai 2014

Le numérique, un secteur plein de promesses

Ces derniers mois, différentes informations ont illustré le dynamisme du secteur numérique en France et le potentiel qu’il représente en termes de croissance et de création d’emploi.

L’Union européenne estime qu’en 2015, 700 000 postes seront à pourvoir dans le secteur du numérique, entre 40 000 et 50 000 en France. Ces chiffres complètent les annonces faites par les représentants de la filière. Le Syntec numérique, syndicat professionnel du secteur numérique, annonçait début avril une croissance prévisionnelle de 1,1 % dans ce secteur avec la création attendue de 35 000 emplois cadres en 2014.

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La filière numérique recouvre des métiers très divers. Au-delà de la figure du « geek », ce jeune informaticien, codeur, développeur de logiciels et de sites Internet, elle touche des métiers relatifs aux systèmes d’information, aux systèmes embarqués (dans les trains, les bateaux, les avions…), au développement de solutions numériques qui permettent la dématérialisation de nombreux actes de la vie quotidienne (achats, démarches administratives…).  Elle concerne également de nombreuses activités en plein essor qui auront besoin rapidement de compétences dédiées. Le cabinet Mc Kinsey, dans son rapport sur le marché du travail en France publié récemment, cite parmi les métiers de demain ceux relatifs à la digitalisation des activités, à l’exploitation du Big data, à l’e-learning.

Un secteur qui connaît de réelles difficultés de recrutement

Malgré des perspectives d’embauche intéressantes, dans des emplois durables et qualifiés, ce secteur peine à recruter. Ces difficultés de recrutement constituent un réel frein au développement. Les ingénieurs, cadres d’études et de recherche, ainsi que les responsables informatique font partie des 10 métiers les plus recherchés en France (selon l’enquête Besoins en main d’œuvre 2014 de Pôle Emploi). Ce secteur reste peu attractif pour les jeunes, et notamment les jeunes femmes, en dehors de l’industrie des logiciels.

Ces difficultés de recrutement reposent notamment sur un manque de personnel qualifié et formé aux nouvelles technologies et nouveaux besoins. Selon Gwennaëlle Costa le Vaillant, directrice de la responsabilité sociale chez CGI, en 2020, 9 postes sur 10 nécessiteront des compétences numériques. La question de la formation des jeunes générations mais aussi des personnes en poste aux technologies numériques est donc centrale. Les Français interrogés à ce sujet par BVA (sondage paru le 21/05/2014 pour le Syntec numérique) se disent favorables à l’intégration de l’enseignement de la programmation et du codage à l’école.

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Face à ce constat, la filière professionnelle s’active. Elle a lancé notamment une campagne d’information sur les talents numériques, avec un appel à projets et un quizz pour permettre à chacun de définir son profil de professionnel du numérique et en valorisant la diversité des métiers du numérique. 

Une opportunité pour l’insertion professionnelle des jeunes

Et si cette pénurie de personnel qualifié était une bonne occasion d’offrir une chance à des jeunes de se former à un métier qui leur plaît et qui leur offre des perspectives d’avenir ? C’est le pari de nombreux acteurs du numérique qui mettent en place des formations accessibles sans critère de diplôme pour des jeunes passionnés. La  Web@cademie créée au sein d’Epitech, à Paris et à Lyon, forme pendant 2 ans des jeunes de 18 à 25 ans qui ont décroché du système scolaire. Plus récemment, Xavier Niel a lancé 42, une école de programmateurs accessible sans condition de diplôme. Enfin, Microsoft a signé une convention en janvier avec le ministère de la Ville pour faciliter l’accès des jeunes issus des quartiers difficiles aux nouveaux métiers numériques.

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