Article Actualités publié le 14 janvier 2016

La plateforme admission post-bac

APB, trois lettres qui occupent les pensées de tous les élèves de terminal en ce début d’année. APB comme admission post-bac, le nom de la plateforme Internet par laquelle les futurs bacheliers gèrent leurs inscriptions en enseignement supérieur.

L’objectif affiché de cette plateforme, créée en 2009,  est de simplifier les démarches de pré-inscription en regroupant l’ensemble des formations post-bac. Néanmoins, l’ensemble de l’offre de formation supérieure n’est pas référencée sur ce site. Par exemple, dans le domaine des arts plastiques, sur les 45 écoles présentes en France, seules 13 figurent sur le site APB. Il est précisé que pour les formations ne figurant pas sur la plateforme, il est possible de s’adresser au Rectorat de l’Académie du lieu de formation pour connaître la procédure à suivre.

Les futurs bacheliers, ou les titulaires d’un bac de moins de 26 ans qui souhaitent se réorienter ou reprendre un cursus, ont 2 mois à compter du 20 janvier pour formuler leurs vœux. Ils peuvent présenter jusqu’à 24 candidatures, dont 12 maximum par grande famille de formations. Puis, la confirmation des vœux et l’envoi des dossiers d’inscription papier doivent être effectués avant le 2 avril, avec la possibilité de modifier l’ordre de ses vœux jusqu’au 31 mai.

Du 3 au 6 mai, les jeunes sont invités à consulter leur espace personnel sur le site APB afin de vérifier que leurs dossiers aient bien été réceptionnés et validés. La première phase d’admission a lieu du 8 au 13 juin : chaque jeune reçoit des réponses à ses vœux et peut alors confirmer son choix ou l’annuler. A compter du 24 juin et jusqu’au 9 septembre, une procédure complémentaire d’admission est ouverte pour ceux qui n’ont eu aucune réponse positive dans les premières phases.

Le site propose un moteur de recherche pour trouver les formations par niveau de diplôme, type de cursus, secteur d’activité, zone géographique. Pour chaque formation, une fiche décrit le contenu pédagogique et renvoie vers le site de l’établissement qui délivre la formation. Sur la page d’accueil de la plateforme, les jeunes sont invités à se rendre sur le site de l’Onisep pour construire leur projet d’orientation.

Limiter le nombre de bacheliers sans aucune affectation

Chaque année, des bacheliers se retrouvent sans place dans l’enseignement supérieur. En 2015, ils étaient 7 000 à ne pas avoir d’affectation en juillet, un chiffre tombé à 900 à la rentrée de septembre. Pour limiter ces situations, des modifications ont été apportées dans le fonctionnement de la plateforme cette année :

  • Pour les filières en tension (droit, psychologie, Staps et première année études de santé) : les élèves formulent un vœu unique pour les différents établissements qui délivrent la formation sur l’Académie. Par exemple, un élève qui souhaite intégrer une première année de droit, choisit l’Académie dans laquelle il souhaite suivre sa formation, en précisant ses priorités en termes de faculté.
  • Les vœux doivent obligatoirement comprendre une filière non sélective, c’est-à-dire qui n’ont pas de capacité limitée.

 Mieux informer sur les débouchés

Le 8 décembre dernier, le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur a présenté les améliorations qui seraient apportées à la plateforme APB. Il s’agit notamment de donner plus d’informations aux jeunes sur les métiers, les débouchés et les voies de formation pour les éclairer dans leurs choix. Cette évolution est peu perceptible sur le site, les informations restent similaires à ce qui était déjà en ligne l’année dernière, et ne sont pas toutes actualisées. Ainsi, concernant l’insertion professionnelle des diplômés d’Université, le site fait référence à l’enquête sur les diplômés 2010, alors qu’une enquête portant sur les diplômés 2012 a été publiée par le ministère en décembre dernier.

APB-orientation-actualites-22012015

Sur ce point, des efforts restent à faire et pourtant le contenu ne manque pas ! Les enquêtes génération du Céreq apportent un regard plus complet en analysant la trajectoire d’insertion professionnelle des étudiants, quelque soit le cursus. S’agissant de la découverte des métiers, de nombreux sites Internet participent à rendre plus accessible la réalité du monde du travail, citons par exemple Jobirl ou Beau travail

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